Enseignement supérieur. Un déficit de 1.500 enseignants en 2017-2018

N.F. (2017) Enseignement supérieur. Un déficit de 1.500 enseignants en 2017-2018, in: Medias24, 07.08.2017.

Ce déficit se répercute sur l'encadrement. Sans les recrutements de 1.500 enseignants, il y aura un taux de 1 enseignant pour 60 étudiants cette année. Les filières les plus surchargées sont les sciences économiques, juridiques et sociales avec 183 étudiants pour un enseignant.

Au sujet de l'enseignement supérieur, le point qui interpelle le plus dans la présentation faite ce lundi 7 aout par Mohamed Hassad devant les membres de la commission parlementaire de l’enseignement, concerne l’indice d’encadrement pédagogique.

Selon les estimations faites par le département de l'Enseignement supérieur, il faudra recruter au minimum 1.500 enseignants pour avoir un indice d’encadrement pédagogique d'un enseignant pour 54 étudiants, contre 1 pour 60 prévu cette année. Il s'agit là d'une moyenne nationale. 

"C’est le minimum requis pour améliorer l’encadrement dans les filières surcharges et répondre aux besoins des nouveaux établissements", peut-on lire dans la présentation.

Naturellement, les filières dont l’accès est libre ont les taux les plus élevés et totalisent un déficit de 1.136 enseignants. En moyenne, le taux d’encadrement y sera cette année de 1 pour 85 contre un objectif minimal de 1 pour 75.

Les autres filières dont l’accès est limité ont un besoin de 364 enseignants. Elles ont un indice quasi-égal aux objectifs: 1 enseignant pour 21 Vs 1 pour 20.

Les filières les moins loties sont les sciences économiques, juridiques et sociales avec un indice de 183 contre un objectif de 131. A titre de comparaison, il est de 30 pour les sciences, 15 pour la médecine et la pharmacie, 13 pour la traduction, 17 pour le dentaire … Les mieux loties sont les écoles supérieures d’enseignement technique et les écoles supérieures d’enseignement avec un indice de 10.

Quid des préparatifs pour la rentrée 2017-2018? 

Deux priorités sont mises en exergue dans le plan d’action du ministère:

-      La mise à niveau  des équipements et espaces intérieurs y compris les restaurants et les cités universiataires. Le renouvellement du mobilier est prévu dès cette année.

Quatre nouvelles cités universitaires seront opérationnelles dès la rentrée: Nador, Safi, Agadir et Meknès d’une capacité de plus de 6.000 lits, près de 10% de plus que ce qui a été enregistré l’année passée avec 61.000 résidants.

Quatre nouveaux restaurants seront également ouverts: El Jadida, Settat, Safi et Nador. Chacun d’eux servira en moyenne 4.000 repas par jour. En 2016-2017, environ 8,7 millions de repas ont été servis.

-      L’élargissement de la liste des bénéficiaires des prestations sociales. Pour ce qui est de l’assurance maladie par exemple, courant 2016-2017, les universités comptaient seulement 28.700 adhérents contre une cible de 280.000 personnes.

Pour fédérer un maximum d’étudiants, en plus de mesures réglementaires et procédurales promises par le ministère, il a été décidé de joindre le formulaire d’adhésion à la couverture médicale –facultative- au dossier d’inscription.